KINO VISEGRAD

KINO VISEGRAD VOUS INVITE : LE CINÉMA TCHÈQUE AU PRÉSENT

Le cinéma tchèque au présent

Du cinéma tchèque, on a évidemment en mémoire les grands noms de sa nouvelle vague, Forman, Menzel et Chytilová en tête, mais il est plus rare d’en parler au présent. Cette “Trilogie de l’absence d’un être cher” signée Václav Kadrnka, inédite en salle et à découvrir en exclusivité sur UniversCiné, est donc d’autant plus précieuse. Avec ces trois films centrés sur des familles nucléaires et fragmentées, le cinéaste explore d’un geste sensible et épuré le temps suspendu dans lequel elles se maintiennent, figées par la disparition de l’un des leurs. Une trilogie, présentée successivement au festival du cinéma tchèque à Paris Czech-In et accompagnée en VOD par Kino Visegrad, au bout de laquelle Václav Kadrnka s’impose résolument comme un cinéaste à suivre. Une découverte soutenue par le programme Europe Creative Media qui nous accompagne dans la défense du cinéma européen.

KINO VISEGRAD – VOD

Eighty Letters (2011) 

Inspiré de l’émigration de son père et de la trajectoire de sa famille, le premier film de Kadrnka s’immisce dans cet instant ineffable entre l’adolescence et la vie adulte. Née du souvenir, chaque séquence, admirablement mise en scène, semble suspendue dans le temps, comme autant de discrets rites de passage pour le garçon qui voit sa vie basculer le temps d’une journée. Présenté à la Berlinale dans la section Forum en 2011.

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The Little Crusader (2017) 

Kadrnka adapte un poème épique du Moyen Âge qui déroule l’errance d’un père, en quête de son très jeune fils lancé sur le chemin des croisades. Tout sauf une reconstitution grandiloquente, le film, sûr d’une force tranquille dans ses cadres en 4/3 et d’une lumière expressive, fonctionne par l’ascèse pour atteindre la vérité bouleversante de l’amour d’un père, égaré par l’absolutisme de son fils.

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Sauver qui est mort (2021) 

Face au coma profond du père, un fils et sa mère tentent d’exister dans un temps stoppé et un hôpital labyrinthique en chantier. Cet enfermement entre la vie et la mort, entre passé et présent, est matérialisé par le format portrait du cadre et les espaces épurés de l’établissement, captés de façon virtuose par Raphaël O’Byrne, chef opérateur qui a notamment travaillé avec Eugène Green. Un dernier volet qui se clôt sur une ouverture déchirante… Une belle manière d’attendre de prochaines nouvelles de Václav Kadrnka.

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